Haïti-BHDA-Formation: Belo prône la mise en association pour défendre le Droit d’Auteur

La BHDA a organisé les 15 et 16 juillet derniers un séminaire de formation autour du thème « Droit d’Auteur et Commerce de la Musique » à Pétion-ville. A l’occasion, des professionnels du secteur musical ont partagé leurs expériences, parmi eux, l’artiste haïtien de renommé international Belo qui, pour sa part, a mis l’accent sur l’importance de se mettre en association en vue de faire valoir le Droit d’auteur en Haïti.

« Ensemble, nous serons plus forts » a soutenu celui qui avait présidé l’association « Ayiti Mizik » pendant deux (2) ans, avant de préciser que les artistes à eux seuls ne pourront pas aboutir à cette fin, vu la complexité de cette démarche.

Selon Belo, l’Etat haïtien aussi doit s’impliquer concrètement à travers une politique qui tient en compte, entre autres, du contenu des diffusions en général et du pourcentage de musique haïtienne diffusée par jour en particulier. Avec le respect des droits, le secteur de la musique deviendra plus rentable pour tout le monde, l’Etat haïtien inclus, a-t-il soutenu.

Le prix Découverte RFI 2006 a parlé de sa vie en tant que chanteur, compositeur, interprète et guitariste. Il fait aussi partie de Handzup Group depuis tantôt six (6) ans et détient son propre label d’auto production « BeloMusic ».

Son aventure avec la SACEM a commencé après la sortie de son premier opus « Lakou Trankil ». Cette société, basée en France, lui a remis un cachet de 5000 dollars américains six (6) mois après l’adhésion de l’artiste en tant que membre. Des royalties lui arrivent de l’Afrique et de l’Europe aussi entre autres.

Contrairement à Haïti qui lui demande de payer pour diffuser ses chansons, la Société des Auteurs, Compositeurs et Editeurs de musique (SACEM), pour sa part, rémunère l’artiste pour chaque diffusion, qu’elle soit à l’avion, à l’aéroport, à la radio, à un festival, etc. « Et c’est normal ». Pourquoi pas un système similaire chez nous en Haïti ?

La question, aussi simple qu’elle puisse paraitre, n’a pas une réponse dépourvue d’exigence.  Cela nécessite la prise en compte de toute une kyrielle de paramètres (Industrie musicale ; Politique de radio et télédiffusion ; Professionnalisme ; Contrats et ses clauses ; Connaissance du milieu et des nouvelles technologies; Implication de l’Etat comme régulateur, etc.).

A ce sujet, l’interprète de « Jasmine » estime que la mise en véritable branle d’une société de Droit d’Auteur en Haïti oblige une parfaite compréhension du sujet et l’implication d’un ensemble de personnes du secteur musical et envoisinant. D’où l’importance de se mettre en association pour soutenir les efforts du BHDA.

Au bout du compte, tout le monde aura des droits, mais aussi des devoirs en termes de taxe par exemple. Et même l’Etat haïtien en bénéficiera. Haïti peut faire autant que la France pour le développement du secteur et du pays en général. Le meilleur moment, c’est maintenant. Le BHDA vous attend.

Bureau Haïtien du Droit d’Auteur (BHDA)

19, Bois-Patate, Canapé-Vert, P-a-P, HT

Bhda.gouv@gmail.com