Haïti-BHDA-Formation-Cayes : « Pas d’industrie culturelle en Haïti », une réalité qui fait mal   

Toujours dans le cadre de sa tournée nationale de promotion du Droit d’Auteur, le BHDA a été chaleureusement accueilli à Camp-Perrin (Cayes) le 8 août dernier.

Les bénéficiaires ont été tous heureux d’échanger, pour la première fois, sur un sujet prioritaire dans leur carrière Jusqu’à ce qu’ils réalisent qu’il n’existe pas d’industrie culturelle en Haïti.

L’expert en Droit d’Auteur et Consultant au BHDA, Willems Edouard, a lâché la vérité telle une fusée: « Nous n’avons pas d’industrie culturelle ou industrie créative ou encore industrie du droit d’auteur en Haïti ». Puisque le Droit d’Auteur n’y est pas encore une réalité.  Du coup, la curiosité de l’assistance a doublé.

Alors que le thème du séminaire se portait sur « Droit d’Auteur et Droits Voisins : Nouvelles opportunités pour les Acteurs des industries culturelles », plusieurs sous-thèmes ont été présentés avec illustration à l’appui, parmi lesquels: Définition et caractéristiques d’une industrie culturelle ; Ses composantes et stratégies des entreprises ;  Arrêt sur le disque ; Enjeux du Droit d’auteur ; Les droits objets des négociations…

À un certain moment, la pluie de questions des participants a été difficile gérer. Ils s’interrogeaient eux-mêmes sur la possibilité d’évoluer vers un système bénéfique.

Formation aux CayesDans ce contexte, l’expert leur a expliqué que s’ils tiennent vraiment à bénéficier des nouvelles opportunités, et exploiter rentablement la riche culture haïtienne, impératif est-il de commencer par comprendre ce qu’est le Droit d’Auteur et agir selon les prescrits de la loi en vigueur.

La nouvelle tendance économique mondiale bascule dans l’économie de l’immatériel (création de l’esprit/créativité). Les USA, le Canada et la France sont des exemples vivants où la Culture génère beaucoup plus d’argent que les autres secteurs économiques.

Le Consultant du BHDA leur a fait comprendre que la seule voie qui mène à la professionnalisation du secteur culturel et du même coup à sa rentabilité dans la limite des normes internationales n’est autre que la mise en application du Droit d’Auteur. « Une véritable industrie culturelle en Haïti est encore possible » a-t-il ajouté plus loin.

Bien que certains n’aient pas adhéré aux leçons découlées de la formation – un responsable de radio a même laissé la salle avant la fin – tout s’est très bien déroulé. Les bénéficiaires, environs une cinquantaine, ont promis de garder et se servir des connaissances nouvellement acquises.

BHDA