Haïti-OMPI-WIPOCOS-Gestion Collective : Le BHDA s’approche du grand combat

Comme prévu, la formation du personnel du BHDA sur le système WIPOCOS est lancée ce lundi en son local. Utiliser ce logiciel conçu par l’OMPI pour la Gestion Collective exigera l’effort maximal.

 

Dans notre pays, Haïti, s’adapter ne se révèle pas toujours facile. Pourtant le BHDA va devoir mener le grand combat en vue d’asseoir la Gestion Collective sur la fiabilité et la rentabilité. Il y va de l’avenir de la culture et de la créativité.

Selon Simon Ouedraogo, l’un des formateurs de l’OMPI, Etant un instrument axé sur la demande, le logiciel WIPOCOS satisfait aux exigences du transfert de technologie dans le domaine en mutation constante, complexe et en voie de mondialisation qu’est la Gestion Collective.

Cette dynamique doit être tenue constante. Tout en saluant la motivation du personnel du BHDA et l’engouement de la DG Mme Emmelie Prophète Milcé, M. Ouedraogo souligne que l’enjeu sera de taille. Faire accepter aux usagers, par exemple, le fait que la diffusion publique des œuvres musicales nécessite une rémunération des créateurs concernés est un combat inévitable.

Aussi, susciter la diffusion avec un contenu essentiellement local en est une autre lutte qu’il ne faudrait sûrement pas négliger.

Même si initialement, WIPOCOS met surtout l’accent sur la protection des droits attachés aux œuvres musicales, de nouveaux modules logiciels doivent être mis au point pour être appliqués à d’autres types de droits, tels que ceux attachés aux œuvres et aux interprétations ou exécutions audiovisuelles, aux pièces de théâtres et aux chorégraphies, aux œuvres littéraires et à la reprographie et offrir des fonctionnalités améliorées en matière de concession de licences.

Oui, le grand combat arrive. Le BHDA seul ne pourra probablement pas aboutir à cette fin qu’est la gestion collective. Le bureau fait ainsi appel à la compréhension et l’implication de tous les acteurs de l’industrie culturelle, les créateurs, les usagers (individus, radios, télévisions, restaurants, boites de nuit, et autres…) afin de faire du Droit d’auteur une réalité et inscrire du même coup Haïti sur la carte mondiale des pays fiables en respect de la Propriété Intellectuelle.